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Sources et trouvailles autour de l'archerie et des recherches archéologiques

Pointes de flèches médiévales

Représentation de différentes formes de pointes de flèches retrouvées couramment sur différents sites archéologiques médiévaux.(Dessins/M.Dumas)

Cette page est dédiée aux recherches archéologiques effectuées sur différents sites de fouilles en Europe et en Orient. 

Cette page sert avant tout à nous guider parmi les grandes quantités de documents résultants de recherches réalisées sur tout notre siècle.

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La Forge du Sanglier
Flèche de Landbreen 
Vidéo GEO France - Norvège : découverte d'une flèche de l’âge de fer portant encore ses plumes de direction

Les livres et les sites internet nous permettent aujourd'hui d'avoir un bon support pour rassembler des sources et en savoir plus, pour se poser encore plus de questions. Si nous pouvons aujourd'hui proposer toutes ces reproductions, c'est grâce à l'accessibilité de ces résultats et l'échange des savoirs. 

Photo prise lors de la découverte de la flèche de "Landbreen". L'état exceptionnel de l'obet en fait une découverte inédite.

www.geo.fr/histoire/en-norvege-

Cette page se veut un espace vivant consacré au partage des savoirs et des informations. En tant qu’artisans et archers, nous y mettons à disposition les ressources qui nous ont été précieuses, ainsi que nos méthodes de fabrication, dans l’espoir qu’elles vous soient utiles à votre tour.

Si vous souhaitez contribuer, poser une question ou partager une remarque, n’hésitez pas à contacter les ateliers de La Forge du Sanglier.

Nous souhaitons faire de cette page un espace ouvert, en constante évolution et capable d’éveiller la curiosité et de nourrir l’intérêt de chacun.

Forger pointe de flèche Romaine forgées
Fabrication d'une pointe de flèche médiéval conique

Fabrication d'une douille, la fixation médiévale européenne la plus commune pour les flèches.(Dessins/M.Dumas)

Pointes antiques

Nous appellerons ici "pointes antiques" tous les objets retrouvés et datés du début de l'age de fer jusqu'à la chute de l'empire Romain en Europe (autour du Ve siècle environ).

Nous avons peu d'informations car peu d'artefacts en fer datent de cette époque. Une grosse majorité des pointes de flèches historiques étaient en os ou en pierre (encore au Moyen-Âge), ou parfois même de simples "clous ou "pics" au bout de la flèche. Le fer forgé étant plus coûteux, il n'était utilisé que par des gens ayant suffisamment de ressources pour s'en approprier (chasseurs, soldats et gens de métiers).

Ce sont donc surtout les pointes en fer qui nous parviennent en meilleur état des sites de fouille, car de meilleure qualité, mais elles ne représentent qu'une infime partie de tous les traits tirés par tous les types d'artilleurs depuis l'existence de la flèche.

Avant l'âge du fer, nous trouvons beaucoup de pointes en bronze (alliage cuivreux),

La fonderie et le moulage comptaient parmi les techniques les plus répandues dans l’Antiquité. Elles se révélaient particulièrement efficaces pour produire en série, notamment des éléments comme les pointes de traits. C’est d’ailleurs pourquoi de nombreuses pointes de flèches issues de cette technique nous sont parvenues jusqu’à aujourd’hui.

Elle fut peu à peu abandonnée à l'arrivée de l'âge de fer, où ce sont alors les nouvelles techniques de forge qui proposent un système de production tout à fait différent.

De ce fait, les pointes les plus anciennes traitées sur ce site proviennent du premier âge de fer. Chaque fer est façonné individuellement et présente toutes des dimensions disparates, d'où l'intérêt ici des les catégoriser et de les retracer.

Derrière chacune des innombrables pointes retrouvées se cache un temps précis de fabrication plus ou moins long, selon le contexte, la région et la fonction recherchée.

Ainsi, chaque pointe raconte à sa manière une histoire, oscillant entre production utilitaire et geste façonné avec soin, reflet des besoins et des intentions de son époque.

Pointe Gauloise

Pointes de flèches Gauloises
Jean-Pierre Girault / "Étude des pointes de flèches à douilles trouvées à la Fontaine de Loulié"
Pointes de flèches Gauloises
Jean-Pierre Girault / "Étude des pointes de flèches à douilles trouvées à la Fontaine de Loulié"
Pointes de flèches Gauloises
Jean-Pierre Girault / "Étude des pointes de flèches à douilles trouvées à la Fontaine de Loulié"

Les trois images au dessus sont extraites d'un dossier archéologique par Jean-Pierre Girault / "Étude des pointes de flèches à douille trouvées à la Fontaine de Loulié" Les pointes présentées ci dessus sont gauloises du second Âge du fer (-480 à -30 av JC). Elles font partie des plus vielles pointes de flèches forgées retrouvées que nous reproduisons actuellement. Nous noterons la présence caractéristique des nombreuses pointes à un ardillon simple, forme beaucoup plus rare quand nous entrerons au Moyen âge, où les ardillons seront très souvent doubles.

Pointe de flèche Gauloises forgée La Forge du Sanglier
Pointe de flèche Gauloises forgée La Forge du Sanglier

Ci-contre à gauche, deux pointes "Gauloises" forgée à La Forge du Sanglier

Types de fers de trait étrangers 
Valerie Serdon /
"Les armes du diables" p.123

Valerie Serdon /

"Les armes du diables" p.123

L'image à gauche est une pointe à un seul ardillon d’une grande rareté, elle est notamment mentionnée dans Les armes du diable de Valérie Serdon. Sa découverte demeure presque unique, elle serait datée du XIIIᵉ siècle.

Il est probable qu’à l’origine, le forgeron ait cherché à réaliser une pointe à double ardillons, mais que l’un des deux se soit rompu lors de sa fabrication. L’objet restant fonctionnel, il aurait été utilisé tel quel.

Ce type d’incident n’est pas rare en forge, j'en ai moi même fait l'éxpérience.

Toutefois, la technique employée pour façonner une pointe à ardillon simple diffère complètement de celle utilisée pour une à double ardillons. Si cette hypothèse est correcte, cette pièce ne peut donc être considérée comme une véritable pointe à ardillon simple comme utilisée et fabriquée à l'époque Gauloise du deuxiéme Age de fer.

Qu’elle soit le fruit d’un choix délibéré ou d’un aléa de fabrication, cette forme n’en reste pas moins remarquable, surtout pour la seconde moitié du Moyen Âge où elle demeure tout à fait atypique.

Ancre Romaine

Pointe Romaine

Pointes de flèches à trois lames
Pointes de flèches à trois lames
Pointe de flèches Romaines forgées
Pointe de flèche à trois lames Bar Kokhba

Pointe de flèche de fabrication romaine retrouvée dans une grotte, probablement une cache d'arme durant la révolte juive. "La révolte de Bar Kokhba" (132-135), Ces pointes étaient sûrement détournées et stockées dans des caches stratégiques.

Pointe de flèche forgée antique

Reproduction de la pointe 3 lames, par La Forge du Sanglier

Des fers de traits à section pyramidale, composés de trois lames, ont été retrouvés et datés de l'antiquité. Les exemplaires en alliage cuivreux les plus anciens connus remonteraient au VIIᵉ siècle avant J.-C., et seraient attribués aux Assyriens. Cette forme était particulièrement répandue durant tout l’âge du bronze, fabriquée en série par la technique de fonderie. Le principe du moulage, puis de fonte permettait de produire une vaste panoplie de formes, en grande quantité.

Avec l’avènement de l’âge du fer, cette géométrie perdure mais s’adapte aux techniques de forge. Sa réalisation devient alors plus exigeante, car c'est un travail de production à l'unité, nécessitant l’usage de matrices pour obtenir une forme régulière. Les Romains en ont fait un usage notable, probablement dans un cadre de production organisée et de répartition des taches permettant un travail en série. Ce mode de fabrication explique sans doute la raréfaction de ce type de pointe à l’entrée du Moyen Âge. Les rares exemplaires retrouvés en Occident semblent d’ailleurs provenir d’échanges ou d’influences orientales, notamment via les Slovaques, les Magyars ou les Mongols.

Fers de traits Romain forgés
flèches trouvés Massada vestiges

Un autre exemple de fer de trait romain, celui du Plumbata: un projectile lancé a la main par les soldats du bas empire.

De courte portée, les ardillons permettaient de faire des impacts redoutables aux rangées ennemies avant la rencontre au corps à corps. 

Plumbata Romain
Pointe de javeline de Caerlon
Pointe Romaime forgées La Forge du Sanglier

Et ensuite une pointe de javeline retrouvée à Caerlon aux pays de Galles. Probablement de facture romaine aussi, durant l'occupation du pays. Je n'ai malheureusement que très peu de sources sur cette pointe. Le format important de la douille prouve que ce n'était pas pour une flèche mais plutôt une javeline.

Différents types de pointes de flèche
Ancre pointe médiévales

Pointes Médiévales

Présentoir pointes de flèches La Forge du Sanglier

Nous catégoriserons ici les objets archéologiques médiévaux, Pour des fers de traits datant d'après la chute de l'empire romain au Vème siècle jusqu'à la fin du Moyen-âge, début renaissance au XVIème siècle. 

Présentoir pointes de flèches La Forge du Sanglier

Pointes d'Occident

pointes retrouvées au chateau de la Madeleine en Chevreuse

Ci-contre, des exemples de pointes retrouvées au château de la Madeleine en Chevreuse (78). Elles furent jetées délibérément dans les fosses du château, durant la période de la guerre de cent ans. On estime qu'elles furent ensevelies vers 1417 lors de la prise du château par les Bourguignons.

Les types de fers de traits 4 et 7 sont typiques de la période de la fin du Moyen âge. Je les catégorise comme "Pointes lourdes" : des fers qui montrent une pénétration et une force d'impact efficace s'ils sont tirés avec une puissance suffisante.

Nous constatons une douille bien plus large que ses voisines pour le type 7. C'était probablement pour une hampe de carreau ou d'une flèche d'un spine (rigidité d'une flèche) d'au moins 80 livres. 

Malgré leurs datations tardives, ces pièces constituent de bons exemples de fers de traits médiévaux. Les types 1 et 6 apparaissent dès la période mérovingienne et restent en usage tout au long du Moyen Âge, y compris en contexte de guerre. Bien que leurs dimensions deviennent moins adaptées face à l’évolution des protections, le rôle de l’artilleur demeure avant tout de blesser afin de mettre hors combat.

Carreaux forgés à douille
Pointes pyramidale à trois pans

Voici des répliques produites par la Forge du Sanglier. La largeur de la douille et sa tête compacte à trois angles font que ce trait aura une grosse force d'impact. Ce genre de force se réalise avec un tir direct, c'est pourquoi on la catégorise dans les traits d'arbalètes.

A droite, une photo tirée du livre Les armes du diable de Valerie Serdon. Les pointes sont datées principalement de la fin du moyen age (les exemplaires les plus anciens remontent au XIIIᵉ siècle, mais ils deviennent surtout fréquents aux XIVᵉ et XVe siècles)

Extrait du livre "Les armes du diable" de Valerie Serdon p. 108-109
Pointes de flèche en fer forgé du Moyen Âge : recherche expérimentale sur leur technique de fabrication
Jean Sainty et Jean Marche

Pointes de flèche en fer forgé du Moyen Âge : recherche expérimentale sur leur technique de fabrication par

Jean Sainty et Jean Marche

Ancre trois faces

Extrait du livre "Les armes du diable" de Valerie Serdon p. 108-109

Ancre Goujon

Le goujon

Le principe du goujon est d'avoir une zone de touche très élargie. Il se termine par une surface plate et tranchante. La fonction première n'est donc pas de transpercer une cible à l'impact mais bien de trancher et blesser une ou plusieurs cibles, tant que la trajectoire du goujon n'est pas arrêtée. 

Pointes de flèches forgées à douille et à soie La Fore du Sanglier
Tacuinum Sanitatis - vindobonensis. 
"La chasse aux grues" (XVéme siécles). Albucasis/Vienne. Le goujon est bien visible et est destiné à la chasse.

Tacuinum Sanitatis - vindobonensis. 

"La chasse aux grues" (XVéme siècle). Albucasis/Vienne. Le goujon est bien visible et est destiné à la chasse.

Reproduction forgée par La Forge du Sanglier

Il est très probable que ce type de pointe ait été principalement utilisé en contexte militaire, avec pour objectif de blesser les montures et de neutraliser l’adversaire. L’impact qu’elle produit semble peu efficace contre des protections métalliques, mais devait se révéler redoutable face à des cibles moins protégées, comme les chevaux ou les combattants légers.

Le principe de coupe franche à l’impact est d’ailleurs largement répandu en Orient, ce qui laisse penser que ce type de fer de trait était particulièrement adapté aux archers montés. En Occident, en revanche, il demeure assez rare, hormis peut-être dans certains usages liés à la chasse.

Image du livre "les armes du diable" de valerie serdon p.123/ il s'agirait d'un fer Anglais

Image du livre "les armes du diable" de Valérie Serdon p.123/ il s'agirait d'un fer Anglais

Ancre tranche jarret

La "Tranche-Jarret"

Tacuinum Sanitatis -La chasse aux grues.
XIVe siècle.

Tacuinum Sanitatis -La chasse aux grues.

XIVe siècle. Il est amusant de revoir cette même image, dessinée un siècle avant celle du goujon. L'emploi reste le même, cela confirme en tout cas l'utilité des deux pointes pour la chasse. 

Fabrication d'une pointe de flèche Tranche jarret forgée

Schéma des différentes étapes pour forger un tranche-jarret. (Dessin/M.Dumas)

Ce type de pointe a une fonction bien précise, comme le montre l'enluminure. Ce qui fait de cette pointe un objet de fouille rare et présent tardivement au Moyen-âge, (les plus vieux objets retrouvés datent actuellement du XIVe siècles) .

Cette pointe était exclusivement destinée à la chasse aux oiseaux (ou petit gibiers). Sa fonction étant de couvrir une plus large zone de touche. La forme en demi-lune devrait favoriser la tranche plutôt que la perforation, qui permet d'avoir une plus grande chance de garder la bête "intacte" après l'avoir tuée ou mise à terre.

 

Ce procédé de fabrication est complexe et donc coûteux. C'est pour ça que l'on en trouve que tardivement au Moyen-âge (Après les nouvelles techniques des hauts fourneaux, permettant une plus grande distribution de fer dans les pays). Cette étape signe un tournant dans l'industrie au Moyen-âge, et donc des techniques de guerre et de chasse. Cette pointe en est la représentation. Ce type de flèche est très présent aussi sur soie en Orient, si elle n'était pas pour la chasse elle l'était surement pour blesser les chevaux. Les guerriers étant souvent des tireurs a cheval, leurs protections étaient souvent légères, malgré mes recherches que ce soit le modele à douille européen ou à soie en provenance de l'est je n'ai pas trouvé de pointe de chasse en "V " ou en demi-lune antérieure au XIIIe siècle. 
 

Extrait du livre Les armes du diable de Valérie Serdon. p.123
9 pointes de flèche archéologique

Extrait du livre Les armes du diable de Valérie Serdon. p.123

Ancre Incendiaire

Les pointes incendiaires

Ref : Armes du Diable ( Valerie Serdon). p.111

Ref : Armes du Diable ( Valerie Serdon). p.111

Sur l'image du haut, une photographie d'une pointe incendiaire longue. Ce fer était fixé sur des carreaux et fut retrouvé en excellent état, avec encore l'étoupe autour de la tige de fer. Elle était destinée à être envoyée par-delà les murailles et ainsi d'atteindre les toits de chaume et de bois.

Ce type de fer devait surtout être utile en temps de siège. Une très grande majorité des toits étant en chaume ou en végétaux séchés. Il  suffisait de faire plusieurs départs de feu pour  mettre le désordre chez les assiégés.

Pointes de flèches trouvé a Alésia
Pointe de flèche forgée incendiaire
Pointe incendiaire La Forge du Sanglier

Avec la vitesse d'un tir, il est impossible de tenir une flamme allumée, le mouvement du trait est trop rapide. Le principe de la pointe incendiaire est d'amener de la chaleur sur un combustible et d'activer un foyer. Une recette à base d'étoupe calcinée avec un peu de gras inflammable par exemple. Sur la trajectoire, l'étoupe s'attisera et produira un effet de braise.

Ci-dessus une panoplie de fers de traits plus tardive ( XIVe - XVe siècles). Nous voyons la pointe incendiaire en forme de cage en haut à droite. La forme est seulement devinée car aucune pièce de la sorte ne fut retrouvée intacte.

Cependant, c'est la pointe incendiaire à longue tige qui nous confirme la théorie de la pointe incendiaire.

À gauche, une photo de musée et un schéma nous indiquent aussi la possibilité de faire un trou directement dans le fer de la pointe. Cet exemple est Romain. 

Pointes de flèche en fer forgé du Moyen Âge : recherche expérimentale sur leur technique de fabrication

Jean Sainty et Jean Marche

Fabrication dune pointe de flèche incendiaire forgé

Schéma des différentes étapes pour forger une incendiaire cage. (Dessin/M.Dumas)

Pointes d'orient 

Typologie des fers de traits médiévaux de Slovaquie (IXéme au XIVéme siécles) d'aprés A.Ruttkay(Slovenska Archeologia)(1975)

Typologie des fers de traits médiévaux de Slovaquie (IXe au XIVe siècles) d'après A.Ruttkay (Slovenska Archeologia)(1975) 

https://cevnad.sav.sk/aktivita_1_1/slovenska_archeologia_1976_2.pdf

Les fers de trait que je nommerai ici "pointes d'orient" sont en fait une représentation de type de pointes présentes sur une région très vaste couvrant l'Europe de l'est jusqu'à la Mongolie.

Cela couvre en réalité la zone qui n'est pas occcidentale du monde de l'archerie. La partie orientale compte un très grand nombre de pointes à soies. Ce type de fixation au fût de la flèche est le plus commun au monde (type de fixation déjà présent à la préhistoire et observable sur tous les continents).

Cette technique demande une encoche suffisamment profonde dans le fut, suivi d'une bonne ligature semblable à celle des empennages. Ce procédé permet une fixation plus sûre de la pointe et donc de sa longévité et ne demande aucune colle (Les colles pour les flèches nécessitent de très bonnes propriétés élastiques que l'on peut retrouver dans la résine, cependant ce sont des recettes particulières selon les régions).

Si nous séparons "l'Occident" et "l'Orient" de la sorte, c'est surtout dû à ces deux procédés différents.

Si l'on retrouve aussi un bon nombre de montages sur douille en Orient, elles n'existent presque uniquement que par leur exportation en Occident, (Europe de l'ouest). Le procédé de pointes à soies est également très présent en Scandinavie.

Pointes flèches archéologique
Pointes flèches archéologique
Pointes flèches archer ologique
Ancre lendbreen

Je n'ai pas trouvé de sources pour ces photos. Elles provennaient d'un site de vente en ligne. Désignées comme pointes du temps des croisades XI et XII éme siécles, au moyen Orient ( Syrie ). Ce type de pointes existent depuis au moins le XIII éme siécles raportées par les Mongols.

Pointes de flèches à soie La Forge du Sanglier
Goujon à soie La Forge du Sanglier
Pointes de flèches à soie
Pointes de flèches orientale forgées

Exemples de pointes de l'est, reproduites par La Forge du Sanglier. On peut voir la pointe "Goujon" à soie, déjà très présente dans les pays de l'est.

Pointes Mongols

Pointes de flèches trouvées par l'expédition de S. V. Kiselev à Karakorum. (A.F. Medvedev, À Sovetskaïa archéologie,1966/2,

Pointes de flèches trouvées par l'expédition de S. V. Kiselev à Karakorum. (A.F. Medvedev, À Sovetskaïa archéologie,1966/2,

Pointes de flèches Mongoles forgées La Forge du Sanglier

Reproduction de La Forge du Sanglier. Cette pointe, bien que transperçante combine perforation avec impact due à ses deux côtés proéminents. Elle est faite pour passer à travers les protections.

Pointes Mongols DU 13éme siécles. Musée.

Nous avons ici en photo et en illustration des beaux exemples de fers de traits d'archers cavaliers. On y retrouve beaucoup de pointes similaires à la "Goujon" c'est à dire de grandes surfaces tranchantes faces à la cible.

Mais aussi un exemple de "coupe-jarret" (en haut à droite) de la photographie du musée. Mais aussi la présence d'une pointe à 3 lames semblable à la pointe Romaine (deuxième du bas à partir de la droite sur la photographie du musée), et enfin la figure 18 du dessin à gauche rappelle le carrel à 3 pans.

Toutes ces fonctions sont aussi bien présentes en Occident qu'en Orient, mais sont beaucoup représentées dans les pays où l'archer tire principalement à cheval. Cette discipline du tir monté change des contraintes techniques de l'archer à pied.

À suivre...

Pointes flèches Matras ou assomoir
Flèche neige
la forge du sanglier carte de visite
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